J'écoute des chansons tristes, et je ne pleure pas. J'écoute le bonheur qu'ils ont de ne pas savoir, et je constate avec amertume, que jamais, non jamais personne ne saura qu'il y est vraiment, et peut être, même surement, on passera notre vie a chercher, et comprendre qui nous sommes, a tenter de nous connaitre nous même, le temple de Delphes l'a hurler au monde, Socrate a insisté, mais personne ne sait être objective quand il s'agit de son être, de toute cette chose avec laquelle il doit vivre sans savoir vraiment pourquoi, juste s'adapter a ses propres humeurs, a ses propres envies, et ses propres moments de désespoirs, être la pour soi, savoir se consoler dans les moments difficiles, et se sourir quand il faut. Jamais, ni soi, ni même autrui, ne pourront tenter de nous définir, mais simplement chercher a voir, et a entendre son besoin d'exister. A essayer de réaliser la forme que l'on veut propre, le personnage que l'on veut devenir et s'embrasse quand il le faut. Toujours patiemment, je prends conscience de mon intérieur, et de la possibilité que je sois très intéressante de dedans.
J'adore l'idée que je puisse être habitée par un univers impraticable qui grandit, qui vit de grandes émotions et s'attachent à de grands événement vitaux.